Transmettre sa passion



Les œuvres prennent vie au Palais des Beaux Arts, envahi par des étudiants. En effet, parsemés à travers le Musée, des khârrés A/L de Faidherbe présentaient ce mercredi 12 octobre quelques œuvres lors de la treizième Nuit du Modèle Vivant. C'est la deuxième fois que les faidherbards participent à un tel événement. Pourquoi les convier d'ailleurs? Pour Juliette Barthélémy, chargée des projets de médiations au PBA, leur participation découle d'une large politique d'accueil des jeunes au sein du musée. « Il y a huit ans, on a réfléchi à comment attirer des étudiants au Musée. C'est important de les faire venir, car les étudiants sont les adultes de demain. On trouvait important de varier le public du musée. Donc on a décidé de faire des événements exceptionnels, pour et par des étudiants, tel que la Nuit du Modèle Vivant. »


Faidherbe n'est pas la première école à bénéficier d'un tel choix. Ainsi, l'IEP de Lille, EDHEC, ESMOD, et bien d'autre ont travaillé en collaboration avec le PBA. Néanmoins, J.Barthélémy reconnaît un certain avantage à travailler avec la spécialité HDA : « Les connaissances, ils les ont déjà, moi je suis là pour leur expliquer comment exprimer leur savoir, comment bien s'adresser à un public, comment poser sa voix. Mon but premier dans ces médiations c'est de faire en sorte que ce qu'on leur enseigne sur la prise de parole puissent leur servir dans toute leur scolarité, mais aussi plus tard dans leur vie professionnelle. »

Photo de Lise Thiérion
La vie professionnelle, voilà ce qui intéresse particulièrement Juliette dans ces soirées. Cette Chartiste en spécialité HDA, vit ces soirées comme un aperçu de la vie active. « C'est une expérience super enrichissante, elle nous permet de mettre en pratique ce qu'on voit en cours, tout en informant les gens qui sont intrigués par l’œuvre qu'on présente. C'est d'autant plus important pour moi car je veux me lancer dans la conservation du patrimoine. Je suis vraiment passionnée par l'HDA, et ces médiations ce sont un premier pas dans ce que je veux faire, donc si on me propose d'en refaire une autre, il n'y a pas de problème ! »


Juliette est accompagné par Sarah devant La Descente de Croix de Rubens. Leur travail durant une soirée est de mettre en parallèle le tableau avec la caricature faite par ZEP dans le cadre de l'exposition « Open Museum #3 » . Pour Sarah, passionnée d'art bien qu'elle n'ait pas poursuivi la spécialité HDA en khâgne, ce qui est important dans ces soirées c'est le partage avec les visiteurs. « Une œuvre pose toujours beaucoup de questions, que nous mettons en avant lorsqu'on présente l’œuvre, et c'est agréable de le faire dans cette ambiance, dans un événement étudiant. Notre rôle c'est de donner des pistes, on rend ça plus accessible au public. » En effet, les échanges sont systématiques avec les étudiants avec qui on ose discuter. Une ambiance radicalement différente qu'à l'ordinaire donc. Le PBA est loin d'être silencieux, il grouille d'activité même. Juliette Barthélémy est complètement satisfaite du résultat : «  le savoir c'est bien pour soit, mais c'est mieux si on le transmet aussi !»

Bien que les hypokhâgneux en spécialité HDA soient les grands absents de cette soirée, ou du moins n'étant que des visiteurs, ils auront de nombreuses occasions pour apprendre à transmettre, et à le mettre en pratique. En effet, quinze séance de deux heures et demie de médiation sont prévues avec le PBA et le LAM cette année, parmi lesquelles une nouvelle Nuit du Modèle Vivant est déjà programmée pour mai.


E.C.

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